Les étapes d’une garniture traditionnelle

Dégarnissage et remise en état de la carcasse
Dégarnir : enlever l’ancienne garniture et mettre le bois à nu

Recoller les assemblages si besoin avec de la colle à bois
Nettoyer le bois pour lui donner une nouvelle jeunesse
Appliquer teinte, cire, vernis ou patine

Dans le cas présent, cette bergère Louis XVI est passée entre les mains expertes d’un ébéniste

Sanglage et guindage
Sanglage : Fixation de sangles entrecroisées entre elles
Guindage : fixation de ressorts, pour le confort de l’assise.
Les cordes à guinder réduisent la hauteur des ressorts et les maintiennent entre-eux
Toile forte : les ressorts sont cousus à la toile forte avec de la ficelle à piquer
Les lacets : passés dans la toile forte vont permettre de maintenir le crin et de contrôler sa densité

Mise en crin et piquage
Mise en crin (coco) : la quantité de crin est fonction de la hauteur de la garniture
Emballage : emprisonne l’ensemble du crin dans la toile d’embourrure
Piquage : donne la forme définitive de la garniture
Angle : donne de la résistance à la garniture

Mise en blanc et couverture
Piqûre de crin animal ou végétale : couche de crin qui donne du bombé et du moelleux à la garniture
Mise en blanc : finition soignée en toile blanche
Ouate : de coton ou polyester
Couverture : pose du tissu sur le siège

Les finitions et les coussins
Jaconas : toile de propreté fixée sous le siège
Finition : pose de galon, double-passepoil ou clous de décoration
Coussin : de bergère par exemple, intérieur plumes, fibres ou mousse

Pour cette bergère Louis XVI, la cliente souhaitait retirer le coussin d’origine.
La finition a été réalisée avec un double passepoil.

Un fauteuil à restaurer ?